LE TRESOR DE LA NORE EN IMAGES...
BRIGNOLES
Bastide "Le Clos du Pavillon" ayant inspiré la Bastide des Oliviers où vit Julien Fabrègue, un des héros
Au rez-de-chaussée, s'ouvraient un vaste séjour avec une cheminéee provençale et une imposante cuisine donnant sur la terrasse nord, dominant un grand bassin à l'eau verte. (extrait du roman)
Un bassin tranquille où le drame va se nouer...
Revenu à la terrasse, il tourna la tête et regarda le bassin aux eaux vertes où se reflétaient les arbres. Son coeur se mit à battre frénétiquement. (extrait du roman)
Vignobles de la bastide du Clos du Pavillon
Au fond des vignes, on avait bâti la bugadière, le lavoir des maîtres dans un local fermé. Les reins cassés, Magali y faisait de grandes lessives... (extrait du roman)
Ruelle près de l'Eglise Saint-Sauveur
Il s'engageait dans la rue Saint-Esprit qui montait à l'église quand son instinct le fit se retourner. (extrait du roman)
Eglise de Brignoles
Le portail sculpté avait absorbé la masse des fidèles ainsi que Manon Fabre, mais pas l'homme qui l'accompagnait. Intrigué, Fabrègue décida de lui emboiter le pas. (extrait du roman)
SAINT-GENIEZ et DROMON
Pierre Ecrite de Dardanus
A gauche, dans le défilé, se trouvait la Pierre Ecrite, datant d'environ 420 après Jésus-Christ. Plissant les yeux, Julien déchiffra à voix haute en français les mots latins gravés sur la roche qu'il connaissait pourtant par coeur. (extrait du roman)
Le Dromon, à côté de Saint-Geniez, où auraient pu se trouver les Burgondes
Campé au milieu du champ à la solitude absolue, Julien leva la tête pour contempler l'immense rocher éperonnant le ciel.
« In summum saxum evaserunt », songea Fabrègue, pensant au parchemin des missi dominici . " Ils sont montés sur le rocher ".(extraits du roman)
La chapelle Notre-Dame-de-Dromon
Il lui sembla que la chapelle blottie sur la pente de la montagne se déformait et se mettait à flotter, en même temps qu'un vertige le prenait. Julien se dirigea vers la chapelle de pierres grises au toit de tuiles roses, cachée au milieu des roches et des buissons au pied du rocher. (extrait du roman)
ALBERTVILLE
Actuel Hôtel Million où descendent Julien Fabrègue et le baron Von Schober dans le roman
L'hôtel Million était une longue bâtisse à trois niveaux, percé chacun de dix belles fenêtres, comportant trente chambres et donnant sur la place de la Liberté. Il disposait d'un garage et d'une grange pour le foin et la paille. (extrait du roman)
Menu de l'Hôtel Million du 16 janvier 1892
Sur la nappe damassée en lin, les serveurs vinrent poser les assiettes en faïence contenant les spécialités de l'hôtel, volaille truffée et langouste rémoulade, accompagnées d'un excellent vin de Bourgogne.(extrait du roman)
Façade de l'ancien Hôtel de la Balance, rue de la République
Elle avait donné rendez-vous à Julien dans un restaurant de la rue de la République, à deux pas de chez elle. L'hôtel de la Balance était réputé pour ses salons où l'on fêtait carnaval lors de bals masqués. Il était reconnaissable de loin à son enseigne en forme de balance et son balcon au premier étage, soutenu par quatre colonnes en calcaire noir veiné de blanc de la Combe de Savoie. (extrait du roman)
Fronton franc-maçon, rue Gambetta
Julien salua le baron Von Schober, le nez levé, contemplant sous le faîte les symboles du pélican nourrissant ses petits, de la ruche, des grenades entrouvertes et des roses. (extrait du roman)
Ancienne rue Gambetta
Après avoir couru vers le haut de la rue Gambetta en direction de l'église néogothique, il coupa sur sa gauche et rejoignit la rue de la République éclairée de becs de gaz. (extrait du roman)
Ancienne rue de la République
Odette longea les boutiques aux portes de chêne à grosses charnières de fer forgé, se repliant et s'ouvrant à l'extérieur. Elle pesta contre le tintamarre des voitures à cheval dans les rues en terre battue, tout en marchant sur les trottoirs en larges dalles de pierre martelées par la galoches à clous des paysans. (extrait du roman)
Ancien couvent des Bernardines à Conflans, que présente Odette Merlaud dans le roman
... Deux compagnies de chasseurs alpins y séjournaient. Les quelques troufions en tenue bleue, moustaches conquérantes, large tarte vissée sur la tête, lui firent un signe de la main et sifflèrent sur le passage d'Odette. (extrait du roman)
Elle expliqua comment cette Maison-Rouge si raffinée etait devenue méconnaissable à cause des travaux des bernardines, suivis de ceux du génie militaire sarde et du génie militaire français à partir du XVIIè siècle. (extrait du roman)
NOTRE-DAME-DES-MILLIERES
Le chef-lieu sous la chaîne du Grand-Arc et la Dent-du-Corbeau
Le chef-lieu des Millières se trouvait en bas de la montagne, au bord de la route. Passé la masse sombre de la scierie au-dessus du Moutonnet, près du petit pont sur le ruisseau Fontaine-Claire, on découvrait sur la droite le village aux maisons éparses avec des jardins, la mairie-école, la flèche en ardoise de l'église reconstruite après la Révolution, l'épicerie, le café. (extrait du roman)
Eglise actuelle où "officia" en 1892 le curé Guérin du roman
En ce dimanche de la Fête-Dieu, la foule se pressait dans l'église de Notre-Dame-des-Millières jusque dans le choeur, certains agenouillés devant la statue de la Vierge, comme si elle pouvait les protéger ou leur accorder son pardon. (extrait du roman)
Maison près du ruisseau qui aurait pu être celle d'Amélie Borrel du roman
Dès qu'il aurait économisé, Hippolyte achèterait la grande maison qu'il convoitait, non loin du ruisseau, où il pourrait garder son atelier et les dépendances. (extrait du roman)
Le Pommarey de nos jours
Il avait vu des treilles séparant les champs et des pommiers dans les prés. « Pommaray signifie pays des pommes » lui avait-on expliqué. (extrait du roman)
Grenier
A l'écart, les petits greniers cubiques en bois posés sur quatre pierres, aux épais plateaux de sapin emboîtés dans les angles, munis d'une porte avec une solide serrure. Ils contenaient les casiers à grain, les étagères à costumes et documents précieux de la famille, avec parfois un plancher plus haut pour sécher les noix. (extrait du roman)
Ruine d'une maison familiale au Pommarey
Amélie regarda les maisons de pierres grises accrochées à la pente, les toitures à auvent soutenues par des poteaux de bois, avec leurs jardinets accolés. Tout en haut se dressait l'habitation de ses parents. Cinq familles vivaient au Pommaray. Sa première impression passée, Julien se dit qu'il aimait ces petites fermes coiffées de paille de seigle. (extrait du roman)
L'Ebaudiaz
Les hommes avaient une vue époustouflante sur la vallée de l'Isère où se déroulait un large ruban luisant au soleil. Julien se retourna sur sa selle, vit qu'elle était fermée à l'ouest par la chaîne de la Chartreuse et le Granier au flanc effondré comme un sombre présage. Puis son regard se porta vers la masse d'épicéas où ils allaient s'enfoncer, s'attendant à voir surgir quelque démon autrichien, brigand ou contrebandier. (extrait du roman)
Dent-du-Corbeau en hiver
— Ça pleut gros, constata Amélie en frissonnant, sa bouche laissant échapper de petits nuages de vapeur.
— J'ai point jamais vu ça, renchérit la Nore. D'ici qu'on ait la neige ! (extrait du roman)
Crêtes du Grand-Arc à l'Ebaudiaz
Prenant leur courage à deux mains, ils poursuivirent le fil des crêtes étroites en direction du col du Charvan qui dominait le lac du même nom, puis se trouvèrent sur la cime de la Thuile. (extrait du roman)
Panorama depuis l'Ebaudiaz
Assis sur une pierre plate, Julien contemplait l'échancrure du col de Tamié, le versant des Bauges, avec en dessous le village de Tournon. Son cerveau travaillait à toute allure. Il résuma l'énigme du parchemin...
La Combe de Savoie faisait chatoyer ses étendues de prés verts et de champs striés de cultures en camaïeu. Paysage tout de quiétude en apparence, mais où Amélie savait sommeiller des noirceurs, se tapir de sourdes angoisses et s'ourdir des complots entre villages. (extraits du roman)
Sur la piste du rocher aux runes...
— Et ça, qu'est-ce que c'est ?
— Ça ressemble à une rune, remarqua Julien.
— Futé, le Provençal. Et alors, ça ne t'étonne pas de trouver encore une rune ici ? (extrait du roman)
...inscriptions modernes !
Vache tarine
Le vent amenait la rumeur des carrons, les grosses sonnailles en cuivre carrées. Des vaches brunes broutaient paisiblement dans la prairie alpine... (extrait du roman)
Chèvres au repos
En hiver, aux trois chèvres et aux deux brebis, Amélie donnait les fascines taillées à l'automne et un complément en feuilles de chêne, de merisier et de frêne ramassées en octobre, encore bien vertes et tendres. Les bêtes affamées dévoraient avec de bruyantes torsions de langue, ne laissant que le bois qui serait brûlé, une fois bien sec, dans le four à pain. (extrait du roman)
Les ânes de La Thuile
Ils croisèrent des ânes tirant des lugées de foin. Certains portaient des femmes à califourchon, leurs maigres jambes ballottant sous leurs longues jupes noires. (extrait du roman)
"La Savoyarde" à Montmélian, une hypothèse du parchemin de Julien Fabrègue
Il existait une montagne au versant des Bauges, à Montmélian. Vue sous un certain angle, elle dessinait un corps de femme de profil avec une coiffe, incliné et adossé au rocher. Les gens d'ici la nommaient la Savoyarde. (extrait du roman)
Carte de Savoie
— Si vous avez une carte, vous verrez que les rivières Isère et Arc dessinent une poule et qu'Albertville est logée précisément sur la tête. Les Millières, ça fait l'oeil... (extrait du roman)
PERSONNAGES
Un Provençal
Elle noua les cordons aux poignets de la chemise, lui agença en guise de cravate un carré de tissu foncé plié...puis elle lui apporta une taillole de soie rouge longue de trois mètres dont elle fit prestement plusieurs tours autour de sa taille. Enfin elle se recula pour juger son oeuvre et, satisfaite, déclara :
— Voilà, monsieur Julien, vous êtes superbe ! (extrait du roman)
Peinture de Marie Bedotto
Sur le parvis de l'église, se pressaient jupes colorées, caracos en soie, châles cachemire ou grenadine et coiffes en dentelles, tel un grand bouquet de fleurs. (extrait du roman)
Intérieur de cuisine provençale (Musée d'Histoire Locale)
A défaut d'être maîtresse des lieux, Magali Caillol régnait sur la cuisine meublée d'un buffet provençal en noyer mouluré, du traditionnel pétrin, de la panetière et de chaises paillées. Elle y trouvait tout ce qu'il fallait pour mitonner de bons plats.
Il disait toujours qu'il saurait se contenter d'olives noires, de fromage de chèvre, mais Magali n'avait pas son pareil pour l'aïoli, l'anchoïade et les pieds paquets. (extraits du roman)
Intérieur savoyard (Maison du Patrimoine)
L'obscurité les réunit autour de la table, la lumière de la lampe à pétrole à flamme blanche tombant sur leur visages. Ils l'avaient approchée juste pour pouvoir manger la soupe. (extrait du roman)
La Nore
— Vêtcha ! Ta préparation est bientôt prête. Tu las boiras chaque matin au lever. Tous les jours, t'en prends une cuillerée. Surtout, la Gélique, tu dois pas l'oublier, sinon tu finirais grosse et je serais obligée de faire passer ton fruit. Je pense pas que ça plaise au Guste. (extrait du roman)
La sorcière connaissait les simples. Elle cueillait les fleurs et les plantes sachant intuitivement le moment le plus propice, celui de la rosée, des sommités fleuries à prendre délicatement, des racines à arracher. Et quand elle ne savait pas, elle consultait son livre d'herboristerie, qu'elle tenait de sa grand-mère Philomène. (extrait du roman)
Pendant que la Nore préparait sa potion, Antoinette se tordait le cou pour lire les titres des livres poussiéreux entassés sur une étagère. Les premiers, elle les connaissait, car d'autres au village les possédaient : Les secrets merveilleux d'Albert le Grand, le livre des maléfices et de la sorcellerie... (extrait du roman)
Une vouivre ou wuivre
La Nore parlait aussi des wuivres, ces gigantesques vipères ailées qui volaient d'une montagne à l'autre, rasaient la terre et brûlaient l'herbe à leur passage.
— Elles ont un oeil unique en diamant placé sur la tête. Si tu peux t'en emparer, tu connaîtras richesse et bonheur. (extrait du roman)
Une Savoyarde d'antan
Environ vingt ans, de longs cheveux roux tressés sous la coiffe ronde à ruché de tulle et aux larges rubans, des yeux vert foncé dans un visage hâlé...
En ce dimanche, Amélie Borrel portait une jupe, un caraco de lainage, un tablier joliment coloré et un châle d'indienne. (extraits du roman)
Julien pensa tout le long du trajet à la jeune Savoyarde. Etrangement, il l'associait au passage de la Chanson des Nibelungen qu'il connaissait par coeur.
En pays burgonde grandissait une jeune fille de noble lignage. En aucun pays il n'en était de plus belle. Elle s'appelait Kriemhild. Elle devint une belle femme. A cause d'elle, beaucoup durent perdre la vie.
Les longues mèches avaient repris leur couleur de cuivre étincelant, leur souplesse, et se déroulaient à présent sur ses épaules nues et son dos comme des serpents d'or. Demain, sa mère l'aiderait à les natter de nouveau.
Dans la lumière du couchant, elle ressemblait à une déesse antique, une Walkyrie, et une boule se forma dans l'estomac de Julien. (extraits du roman)

Famille savoyarde d'antan
Sur le chemin, la sorcière et sa disciple aperçurent Cyprien Borrel et sa femme qui montaient à leur chalet du Planay. Célestine chevauchait le mulet, son dernier-né sur les genoux, tandis que son mari tenait la bride. De temps à autre, elle tirait un sein crasseux de sa chemise qu'elle donnait à téter au petit François. Les deux fils aînés, des effrontés selon leur grand-mère Léonie, suivaient avec des cris de busards dont la montagne renvoyait les échos. Ils chahutaient Blanche, leur plus grande soeur qui tenait en laisse la petite Céline bien serrée au ventre par une large bride en drap. (extrait du roman)
"Crétin des Alpes"
En regardant le Croué dans le boyau de la Molière, Julien eut l'image des nains gardiens du trésor des Nibelungen qui avaient forgé le marteau de Thor, les gardiens des mondes souterrains, du minerai extrait pour les armes.
Les cris du fou qui avait recommencé à s'agiter coupèrent sa brillante démonstration. Profondément agacé, le baron s'adressa au Croué.
— Vous ne pouvez pas le faire taire ? Ça nuit à ma concentration.
Il vit le gnome filer prestement, leva la tête vers le plafond, entendit des cris hystériques et des éclats de voix. Le silence retombé lui apprit que sa requête avait été exaucée. (extraits du roman)
... D'autres présentaient un état oedémateux, un goitre, peut-être parce qu'ils manquaient d'iode. Le recensement avait indiqué deux cents goitreux à Sainte-Hélène. Vers le sud, les villages restaient infectés. On accusait chemins boueux, eaux séléniteuses, cloaques devant les portes où se vautraient les porcs, air souillé et une possible influence géologique. Monseigneur Billiet avait fait remarquer que "sur cent cinquante paroisses en terrain calcaire, sept seulement étaient touchées par le crétinisme". (extrait du roman)
"La descente des troupeaux au Val du Glandon" de André-Charles Coppier
Des vaches brunes broutaient paisiblement dans la prairie alpine à côté des moutons blancs, plus rarement noirs, à laine courte. Les plus riches éleveurs préféraient envoyer leurs bêtes dans les Bauges, sur le versant opposé, ou dans le Beaufortain où l'herbe était plus grasse et plus propice à faire du bon fromage. (extrait du roman)
Gravure de mode 1892
Odette Merlaud portait une capote mauve ornée de deux oiseaux noirs, de rubans, de cerises et de bouquets de violettes, et un long manteau croisé à double rangée de boutons. Une employée le lui ôta, et elle apparut en corsage-veste en satin broché noir et en jaquette demi-saison à manches gigot. Sa taille fine et son opulente poitrine attiraient tous les regards masculins. Elle était accompagnée d'un couple d'amis et salua Julien d'un signe de tête et d'un sourire incendiaire. (extrait du roman)

Odette Merlaud laça péniblement son corset, passa de la crème sur son visage, de la poudre de riz sur son nez et dans son cou un soupçon de Guerlain. Elle contempla dans le miroir ses yeux bleus agrandis par un trait de noir, ses sourcils fournis et son teint irréprochable. Ses cheveux à peine ondulés, rendus légers et vaporeux par l'emploi de l'Antiseptique de Lentheric, étaient relevés très haut par un peigne de nuque, les pointes frisées en grosses boucles, avec sur le front une frisure plus légère. Elle était irrésistible. (extrait du roman)
Von Schober parut. Comme à son ordinaire, il surpassait les autres, avec un étonnant frac rouge sur des culottes noires et un gilet blanc. Il ressemblait à un oiseau étrange, mais ce qui aurait pu être sympathique ne l'était pas, car son regard éloignait tout élan, de même que sa moustache lustrée en forme de crocs sur un menton glabre et blême. (extrait du roman)
Dr Gérard Encausse dit Papus, "ami" de Julien Fabrègue dans le roman
« Il y a une possibilité d'échapper au destin, avait affirmé Encausse. Les talismans sont recommandés par les kabbalistes. Celui de Mars préserve notamment des atteintes de tout ennemi dangereux. Si tu l'enfouis dans ta bastide, en un lieu que je t'indiquerai, elle sera préservée de tout problème ». (extrait du roman)
Le maître Philippe de Lyon que va consulter Julien Fabrègue dans le roman
Nizier Anthelme Philippe le scruta de son regard oblique, mais il savait déjà qui venait lui rendre visite. (extrait du roman)
PERSONNES LIEES A L'AUTEURE
Acte de naissance de mon grand-père Alphonse Gonthier-Perrier aux Millières 1886
Madeleine Gonthier-Perrier, née Blanc, mon arrière-grand-mère du Pommarey, entourée de trois de ses enfants, dont mon grand-père Alphonse.
Elle a vécu à la période du roman et aurait pu en être une héroïne.
On disait qu'elle possédait "Le Grand Albert".
Thérèse Gonthier-Perrier (née Billard), ma grand-mère institutrice au Pommarey
L'auteure enfant en costume de Savoyarde !
FORETS DE COUTTA-PELA ET DU PLANAY
Amélie et Julien avaient dépassé la ligne des fayards. A présent s'ouvrait le territoire des épiceas. Les troncs se resserraient autour d'eux ; ils n'en distinguaient pas la cime à cet endroit. Mais plus loin, entre les trouées, Julien apercevait la clairière en bordure de sentier, baignée de lumière vert pâle et or. (extrait du roman)
Le vent s'était levé, qui faisait bruire les feuilles à la frondaison des arbres et glissait sur les toits de chaume. Le ciel virait au violet au-dessus des sapins, tapissant les pentes de la montagne d'une obscurité inquiétante. (extrait du roman)
Un large chemin menait aux chalets du Séchon où l'on plaçait les génisses. Ses alentours, engraissés par le fumier abondamment répandu, débordaient d'orties, de pissenlits et surtout de rumex avec ses feuilles au goût de rhubarbe bon pour les cochons. Le chemin, bordé de myrtilliers et d'arnicas jaune d'or, grimpait le long des sapinières aux odeurs de chanterelles et de bolets...(extrait du roman)
Racines ou jambes de femme...
TRESORS CACHES
LE "ROCHER DES AUTRICHIENS"
Le rocher des Autrichiens était une haute pierre dévalée des sommets et échouée là comme le rostre d'un navire naufragé, son sommet recouvert de mousse et d'herbes sèches. (extrait du roman)
Cavité sous la base du rocher
... Une pierre en miraculeux équilibre, avec une trouée à la base qui ménageait un étroit passage. Elle ne demandait qu'à dégringoler la pente, un jour ou l'autre, si l'humidité s'infiltrait par en-dessous. (extrait du roman)
Un radiesthésiste cherchant à localiser le trésor des Autrichiens de 1815
Descendu de son promontoire, Fabrègue sortit son pendule, en dévissa la tête et y bourra une pincée de terre du sentier. La chaîne se mit à vibrer, et la pointe, mue par une énergie qui lui courait dans le bras, commença à osciller. (extrait du roman)
« Les Autrichiens ! Ils arrivent ! » Les "Habits Blancs" descendaient en longues files des montagnes. N'en croyant pas leurs yeux, les bergers des plus hauts alpages de l'Ebaudiaz et de La Thuile les avaient vus se profiler sur les crêtes...
Cette troupe, détachée de la colonne Von Trenk, était commandée par l'Oberstleutnant Karl-Sigmund von Schober, le père du baron actuel. (extraits du roman)
La bataille de Waterloo une semaine avant celle de l'Hôpital (oeuvre de C.A. Andrieux 1852)
Plusieurs de leurs corps et de leur artillerie faisaient retraite. Bugeaud s'apprêtait à franchir le pont pour achever leur déroute quand l'ordre du cessez-le-feu était tombé. Partout montaient des cris et des gémissements. Au moins deux cents cadavres parsemaient la rive. (extrait du roman)
LE TRESOR DES BURGONDES
Le Burgonde aux cheveux graissés d'un beurre rance, aux rauques accents, à l'odeur empestée de l'ail ou de l'oignon. (extrait du roman)
Exode des Burgondes en Sapaudia au Vè siècle
— Ils se sont établis surtout au nord de la Haute-Savoie, en Chablais et Faucigny. Par ici, on les trouve sur la rive droite de l'Isère, à Marthod, près d'Albertville, l'ancien Marthodi. Ils ont habité la montagne de Seythenex, juste derrière, et surtout Cléry...
Les Romains, qui avaient conquis la région après la défaite des Allobroges, avaient chargé les Burgondes de la surveillance des frontières et de la sécurité des routes alpines. (extraits du roman)
Cent quarante-quatre chariots de butin étaient arrivés à Worms, leur capitale en Allemagne sur la rive gauche du Rhin, celle qui était aussi mentionnée dans La Chanson des Nibelungen. (extrait du roman)
Siegfried affrontant le dragon
... Des fibules et bracelets en argent doré, des boucles d'oreilles, un collier à neuf pendentifs en or en forme de gouttes... des plaques de ceinturons à métal estampé... des cuirasses de rois et d'empereurs... car l'or des Burgondes était aussi celui des Romains, des Juifs, des Perses et des Grecs, fruits de cinq siècles de pillages et de conquêtes.
La grande épée à cabochon vert émeraude, Balmung, l'épée magique de Siegfried... (extraits du roman)
Forêt "enchantée" par les anciens dieux nordiques dans le roman
Le major Erich Moser eut une drôle d'impression, comme s'il était observé. Au-dessus des sapins, le ciel était violet comme un lavis d'encre qui se délite. Puis la montagne sembla se déchirer en deux, le ciel bascula et la lumière du soleil jaillit. Ce fut alors que la vision se produisit. (extrait du roman)
Pour en savoir plus sur les Burgondes et leur trésor :
Héraclius solidus découvert dans la région d'Albertville
DOCUMENTS
Les missi dominici
Il était question d'une étrange histoire. L'empereur Charlemagne avait ordonné à ses espions de s'informer en Saboia, l'actuelle Combe de Savoie, de l'existence du trésor de Gondebaud, roi des Burgondes au VIè siècle, et de le trouver. (extrait du roman)
In regione altus locatus...altitudo. « En altitude, un lieu élevé. »
Julien pesta contre les rongeurs qui avaient grignoté le parchemin au passage le plus important. Il reprit sa lecture. (extrait du roman)
La Chanson des Nibelungen
Julien retourna s'asseoir derrière son bureau sur lequel était ouverte une rare copie de la Chanson des Nibelungen. Passionné de littérature médiévale allemande, il avait pu contempler le Nibelungenlied qui se trouvait depuis une centaine d'années à la bibliothèque du monastère bénédictin de Saint-Gall, au pied des Alpes suisses. Un manuscrit enluminé par des moines italiens au début du XIIIè siècle...(extrait du roman)
Vienne à la fin du 19è siècle
Von Schober expliqua :
— Vienne était un grand centre de rosicruciens et de leurs sociétés alliées comme les Frères Asiatiques...
Il se rappela son initiation secrète chez les Asiatische Brüder à Vienne dans un hôtel particulier où se trouvaient une bibliothèque aux livres précieux et un laboratoire souterrain. (extraits du roman)
Quant au livre relié de cuir, d'argent et d'ivoire, daté du IXè siècle après Jésus-Christ, Von Schober père, spécialiste des Burgondes et des légendes nordiques, avait dépensé une fortune pour l'acquérir. Le texte était en carolines d'or sur parchemin teint en pourpre. (extrait du roman)
Dessin et maquette de couverture pour un recueil de nouvelles : Martine Coppier